Le paludisme est une maladie causée par un parasite eucaryote unicellulaire, Plasmodium falciparum. Il est transmis lors d’une morsure par un moustique Anophèle infecté, qui est donc son vecteur. Plasmodium se développe selon un cycle complexe dont certaines étapes se déroulent chez l’homme et d’autres chez le moustique, qui sont donc ses deux hôtes. Chez l’homme, il infecte tout d’abord le foie puis les globules rouges (GR), conduisant à leur éclatement, ce qui déclenche une anémie (faible teneur de GR du sang) et des fièvres pouvant être mortelles.
GR infectés par Plasmodium
Anophèle
La lutte contre le paludisme passe par des mesures de protections individuelles (répulsif, moustiquaires). Certaines campagnes d’épandage massif d’insecticides visant à limiter les populations de moustiques ont été mises en place par le passé mais ont montré leurs limites. D’une part, les insecticides ont des effets néfastes sur l’ensemble de l’écosystème et sur la santé humaine. D’autre part, les populations de moustiques évoluent rapidement sous l’effet de la sélection naturelle et acquièrent une résistance à l’insecticide.
Moustiquaire
Répulsif
Le paludisme étant transmis par l’anophèle, cette maladie n’est présente que dans les régions où l’on le trouve (climat tropical humide cf. Carte). On dit que cette maladie est endémique dans ces régions. Le changement climatique, en étendant l’aire de répartition de l’anophèle va vraisemblablement étendre la transmission de la maladie en dehors de sa zone historique.
Dans toute maladie infectieuse, comme le SIDA et le paludisme, un pathogène vit au dépend d’un autre organisme, son hôte, et lui porte préjudice (symptômes). Dans le cas des maladies vectorielles, le pathogène a plusieurs hôtes et est transmis à l'homme par un animal vecteur, qu'il infecte en plus de l'homme. La lutte contre les maladies infectieuses nécessitent au préalable d’identifier le pathogène en cause et ses réservoirs, et de comprendre son cycle de vie et son mode de transmission. Des mesures de protections individuelles et collectives (vaccins) peuvent alors être recherchées afin d' éradiquer la maladie ou du moins la contrôler.