Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) est causé par un virus, le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Le virus s’attaque aux cellules du système immunitaire de son hôte, en particulier aux lymphocytes T4. Le système immunitaire lutte et contient le virus pendant plusieurs années, mais ce dernier finit par l’emporter. En affaiblissant progressivement le système immunitaire, il permet à des pathogènes normalement inoffensifs d’infecter le patient, qui meurt alors de maladies opportunistes.
Virion du VIH bourgeonnant à la surface d'une cellule infectée (Microscope électronique)
Le VIH est transmis par voies sexuelles, et donc par contact avec une personne infectée, mais aussi par le sang et le lait maternel. Il n’existe aujourd’hui pas de vaccin contre le virus. Des traitements efficaces combinant 3 médicaments (trithérapies) ont cependant été mis au point afin d’inactiver le virus, au prix de certains effets secondaires. Ils permettent chez la plupart des patients d’avoir une charge virale nulle. Ces derniers ne transmettent alors plus le virus tant qu'ils suivent leur traitement.
La lutte contre l'épidémie passe par la responsabilité de chacun dans ses pratiques sexuelles : Utilisation de protections (préservatifs empêchant la transmission), le dépistage et l'utilisation de traitements préventifs (PrEP). Les personnes infectées mais qui ne le savent pas, étant généralement asymptomatiques jusqu’à la phase terminale de la maladie (SIDA déclaré), sont des réservoirs de virus. Elles participent à sa propagation et entretiennent l’épidémie.